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Faut-il travailler ses forces ou ses faiblesses ?

 

Dans le thème « Bien choisir sa formation », ce pourrait bien être une des premières questions à se poser… et la réponse est loin d’être évidente.

Le problème… ou l’opportunité

Vous savez sûrement que votre entreprise cotise pour la formation : entre 1 et 2% de la masse salariale. Oui ce n’est pas énorme mais c’est déjà ça alors autant en profiter pour évoluer, non?

Certaines entreprises s’acquittent malheureusement de leur obligation de former leurs salariés en choisissant les formations à la va vite dans un catalogue. On identifie vaguement un axe d’amélioration (c’est aussi le mot pour désigner une faiblesse…) en entretien de fin d’année. C’est comme ça que vous vous êtes peut être retrouvé dans une formation générique en communication avec des participants aux niveaux totalement différents. Une semaine plus tard, vous ne vous souvenez même plus du sujet de la formation… c’est dommage tout ce temps et cet argent gâchés.

 

J’ai des faiblesses, alors autant bosser là-dessus

Il y a des compétences dans votre métier ou dans votre vie qui vous sont indispensables et que vous devez travailler (exemple: apprendre à conduire pour aller au boulot). Mettez-y un minimum d’effort pour apprendre les bases et progressez petit à petit selon les besoins (exemple: n’apprenez pas à prendre les virages comme un pilote de course mais entraînez-vous à vous insérer sur une voie rapide). Des petits objectifs qui demandent peu d’efforts et qui vous donnent confiance lorsque vous les atteignez.

Il y a toujours des gens qui sont là pour nous rappeler nos faiblesses par les comparaisons qu’on peut faire avec ces mêmes personnes. Ce qui se passe généralement, et c’est culturel, c’est qu’on se focalise sur ces faiblesses et on ne voit plus nos forces.

Alors on décide de travailler comme un acharné sur nos faiblesses. J’aime prendre l’exemple de l’anglais: on va se faire du mal, on va lire des livres en anglais, regarder sa série en anglais sous titré anglais, écouter la BBC, s’immerger deux semaines au fin fond de l’Angleterre, suivre des cours du soir, etc… Bref: une grande dépense d’énergie pour se faire du mal, ce qui aboutit souvent à un abandon ou au mieux à un résultat médiocre.

 

Prenez le contrôle et ayez une approche pragmatique !

Vu les moyens aloués à la formation et plus précisement ceux qui vous seront aloués personnellement, autant avoir une approche pragmatique, on est d’accord?

Vous aimeriez apprendre le chinois? Votre employeur ne va pas payer une formation juste pour vous faire plaisir… il faut qu’il y voit un intérêt! Alors voici ce que je propose: si vous lui parlez de votre expertise (par exemple la gestion de projet) et un axe que vous aimeriez continuer à améliorer en lien avec cette expertise (par exemple : la plannification dans la gestion de projet), il sera tout de suite beaucoup plus réceptif et la demande sera a ses yeux beaucoup plus pertinente.

Les avantages à travailler un point fort :

  • vous allez prendre du plaisir à approfondir un sujet que vous maîtrisez
  • vous allez assimiler les connaissances à coup sûr grâce au plaisir que vous aurez éprouvé
  • vous aurez peaufiné votre image d’expert avant, pendant et après la formation

 

Ce qu’il faut retenir :

Soyez pragmatique. Voyez la formation comme un investissement : investissement financier et social pour votre employeur, investissement en temps et en efforts pour vous. Investissez donc sur vos points forts, c’est là que vous aurez le meilleur retour sur investissement. Ne vous souciez pas trop de vos faiblesses mais gérez-les, vous y êtes bien arrivé jusqu’à aujourd’hui…

François B.

François B.

Mon métier de consultant auto et aéro m'a enseigné l'importance de la pédagogie et de la communication en entreprise. Cela m'a naturellement amené à devenir formateur. Après 5 ans de formations diverses et variées, je souhaite prendre du recul et partager mon expérience afin de continuer à l'enrichir.

2 réponses à “Faut-il travailler ses forces ou ses faiblesses ?

  1. Par exemple, si j’ai du talent comme ingénieur tout en étant un communicant médiocre ce serait un véritable gâchis, et pour moi et pour la société, que je me mette à négliger mes projets liés à l’ingénierie avec comme prétexte que je dois investir le temps nécessaire pour compenser mes faiblesses en communication. Ce choix stratégique (miser sur l’amélioration continue de nos forces plutôt que d’essayer de compenser nos faiblesses) nous oblige, dans un premier temps, à faire l’exercice déterminant… d’apprendre à nous connaître. Quelles sont mes forces dominantes sur lesquelles je dois miser ?

    1. Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse Kamel! C’est du bon sens. Comme vous le dites, il s’agit surtout de faire cet exercice d’introspection qui n’est pas parfois évident. Il y aura toujours des compétences importantes, dans la vie personnelle et professionnelle, qu’il faut travailler même s’ils ne rentrent pas dans nos « forces ». Cependant, dans les choix stratégiques qui impliquent l’engagement pour l’avenir (l’école, le métier, le nouveau travail ou nouveau poste) il vaut mieux à mon avis miser sur nos forces. Si l’on aime une discipline on sera toujours plus motivé d’y mettre des efforts exceptionnels quand la situation le demande. Et surtout on sera plus épanoui:)

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